L'Hermione à Brest

La réplique de la frégate « l’Hermione », reconstruite à Rochefort entre 1997 et septembre 2014 vient de faire route vers les Etats-Unis. Partie de France le 18 avril, elle est arrivée à Yorktown le 5 juin, après une traversée sans encombre.

Elle a ensuite remonté la côte est des Etats-Unis  jusqu’à New-York, où elle a fait escale pour les festivités du 4 juillet. Elle sera de retour en France prochainement et amarrée au port de Brest entre le 10 et le 17 août.

 

Pour pouvoir accéder aux pontons, il faut réserver en ligne sur le site de Brest évènements nautiques http://brest-evenements-nautiques.fr/billetterie-hermione-2015/ Attention, certains créneaux horaires affichent déjà complets.


Un village festif sera installé au port de commerce du 10 au 17 août avec expositions, animations, et soirées musicales.

La réplique de la frégate construite à Rochefort :
L’Association Hermione-La Fayette est à l’origine de la construction de cette réplique qui se veut le plus fidèle possible (à quelques inévitables adaptations près) : un navire de plus de 65 mètres de long portant trois mâts et 1 500 m2 de voilure, et dont la coque est entièrement réalisée en chêne. Le chantier aura pris 17 ans.

 

L’histoire américaine de l’Hermione :
La frégate d’origine, L’Hermione, a été construite entre 1778 et 1780 dans l’Arsenal de Rochefort, sur les plans de l'ingénieur Chevillard Aîné. Elle faisait partie, avec la Courageuse, la Concorde et la Fée, d'une série de quatre frégates mises en chantier à Rochefort.
Appartenant à la catégorie de frégates dites légères, caractérisées par leur vitesse et leur maniabilité, l'Hermione était équipée de 26 canons tirant des boulets de 12 livres, d'où son nom de "frégate de 12". Longue de 44,20 m, large de plus de 11 m, la frégate nécessita 11 mois de travail pour des centaines de charpentiers, forgerons, perceurs, cloueurs, calfats... bagnards...
Cette frégate permit à La Fayette de rejoindre les insurgés américains en lutte contre l’Angleterre pour leur indépendance. Il débarqua à Boston en 1780 pour annoncer l’envoi de renforts français au général Washington, un an avant la bataille décisive de Yorktown à l’automne 1781.